IAA Frankfurt 2013 : l’assaut 6

IAA Frankfurt 2013 : l’assaut 6

Gros buzz autour du Salon l'Automobile de Francfort qui s'est tenu ce mois-ci. Je dis bien "autour", car au-delà de l'actualité des constructeurs sur leur stand, un client a fait parler de lui. Pourquoi ? warum ?

Mécontent du traitement de ses réclamations à propos de sa Série 6, avec selon les éléments rapportés par la presse une décision de justice en sa faveur, il a choisi tout simplement de détruire son auto devant les portes du Salon.

La video a ainsi été vue plus de 2 millions de fois sur Youtube :

Une BMW Série 6 détruite par son propriétaire mécontent !

L'autodestruction, du déjà-vu dans le Premium

Ce n'est pas la première fois qu'un client attaque ainsi son auto en public pour être vu et entendu, ou simplement pour tenter de nuire au constructeur à son tour. Ainsi, en Chine, on a pu voir une Maserati traitée de la sorte, ou encore il y a quelques années dans ce même pays d'une Mercedes SLK servant de défouloir.

La colère, pouvoir des faibles ?

Dans notre cas, le client se sent effectivement impuissant. Recours, procès en justice, si rien ne semble avancer, quelles solutions ? Pour la Série 6 de Francfort, il semble que la décision de justice lançait une procédure pouvant déboucher dans 7 à 10 ans. Ce délai n'a semble-t'il pas été apprécié. A double titre :

- l'exigence Client progresse avec le temps. L'immédiateté est et sera la norme pour le satisfaire.

- 7 à 10 d'attente annoncés en 2013 pour une auto de 2008, alors que le temps de possession d'une auto est généralement inférieur à cette durée, nein danke !

Loin de moi l'idée d'encourager une telle pratique, mais elle me paraît singulière. Elle est rude, peut même être choquante. Détruire ainsi un objet de valeur sous les yeux de gens qui peuvent ne pas pouvoir se l'offrir, cela en fait un choc par essence, et donc donne du poids médiatique à ce geste. La destruction d'une Fiat Panda de 5 ans trouverait à coup sûr moins de public. Et nous parlions de colère, par définition, cet état altère les capacités de jugement et peut conduire à de tels actes.

En conclusion, prenons du recul et notons que l'insatisfaction client peut amener par désespoir à détruire l'objet de son mécontentement. Donc problème réglé ?

Aucun commentaire.

Laisser un commentaire